Dessin by Benoît Greant ©, http://www.benoitgreant.be/blog/

lundi 15 décembre 2008

… je te laisse jouer à la console toute la journée !

Je n’arrive pas à battre le boss du 12 ème level…

Il paraît que parler de Sega à un pro-Nintendo c’est un peu comme parler de l’OM à un parisien, refourguer des Kickers à une pro-Converses ou faire avaler du Pepsi-Cola en place et lieu de notre bon vieux Coca-Cola. En somme, c’est s’exposer à des risques déraisonnés. Cela dit, autant je suis relativement sensible à ces guéguerres de clubs, de marques ou de goûts, autant le choix entre Sonic et Mario Bros me laisse dans un état proche de l’indifférence totale.

Peut-être comprendrez-vous alors mieux mon manque d’enthousiaste à écouter l’EP Nintendo vs. Sega, proposé par RAC aka Remix Artist Collective, que me mettait, tous les jours, sous le nez ma bibliothèque Itunes. Mais les matinées de septembre étant ce qu’elles sont, Dieu ne s’étant pas privé d’inventer la fonction aléatoire et les concours de circonstance n’étant pas uniquement fâcheux ou malheureux, me voilà dix minutes de chiptune plus tard à chercher les raisons de mes réticences…

Peut-être était-ce le fait de n’avoir jamais fait de la console un de mes passe-temps favoris : c’est frustrant à la fin de ne jamais dépasser les 3ème ou 4ème stages !

Alors c’est sûr pour certains, l’intérêt d’écouter des remix de musique de jeux vidéos restera obscur. Je ne vous blâme point et vous comprend même. Mais pour les autres qui se hasarderont à cette écoute improbable, ils en arriveront sans doute à la même conclusion que moi : épatant. Qui eût cru que les programmateurs de jeux vidéo étaient des petits génies de la musique ?! Qui eût cru qu’un remix de la musique de Sonic Labyrinthe - zone 5 aurait pu être aussi mirifique ?!

L’idée, apparue depuis déjà plusieurs années, est avant-gardiste, vous ne me l’enlèverez pas de l’esprit ! C’est élaboré, fort musical et bien loin d’un banal 8-bit de Tétris. Bon ok ça ne mange pas de pain et ce ne sont ni les Chopin du 21ème siècle ni les nouveaux princes du raï de l’électro mais à notre époque où musique rime autant avec jingle pub que création, ils auraient tort de se priver et nous aussi !

La preuve ?! Quelques trois mois après j’en suis toujours au même point : toujours pas lassée des 4 titres de cet EP et toujours en proie à cette interrogation: le hérisson bleu vaut-il vraiment mieux que le plombier moustachu ?

Download gratuitement l'EP Nintendo vs. Sega >> ICI

Plus de RAC sur http://theremixcompany.co.uk/

-Q-

lundi 27 octobre 2008

… on se la joue néo-hippies made in Brooklyn !

Ça fait plusieurs mois, deux, peut-être trois que cet album hante mon i-pod et j’ai beau essayer je n’arrive pas à m’en dégoûter. Et quand bien même j’essaie, il y en a toujours un qui, se croyant plus malin que les autres, me sort un nouveaux remix. Alors comme à chaque fois je me replonge dans l’originel… En même temps, c’est vrai qu’il est électrifiant et « orgasmant » cet album.

Donc oui j’aime MGMT. Je fais partie de cette espèce surdéveloppée dans nos contrées. D’abord parce que je n’avais jamais pensé à abréger le mot « management » de cette façon et ensuite parce que leur album Oracular Spectacular est vraiment chouette. Plaisant à écouter, à chanter, à danser... Là vous vous dites que ce n’est pas encore sur cette chronique que je vais réussir à balancer des insanités et vous avez raison.

L’album aura fait pas mal parler de lui depuis sa sortie. Alors que certains en déplore la pauvreté musicale, pour d’autres il semblerait qu’aucun titre ne soit à jeter : du premier Time To Pretend, largement diffusé sur les ondes, au dernier Future Reflections, un peu plus absent des programmations. Et j’aurai bien du mal à me mettre dans la peau du détracteur de l’histoire. Sur moi aussi, la magie opère… Rien d’étonnant avec un titre d’album digne des meilleurs grimoires d’Harry Potter : ça ne signifie à peu près rien mais comme toute formule magique l’effet est garanti.

Néanmoins cet album n’a rien de si exceptionnel, si magique, ou si extraterrestre. Il me fait plus penser à ces artistes des sixties/seventies que mon père a pu écouter sur vinyles qu’à quelque chose de nouveau. Un bon Sonny & Cher déglacé au vinaigre Bowie. Les Rolling Stones qui se déguiseraient en Bee Gees le temps d’un album. (Ok, je sais, en ce moment je donne un peu trop dans la métaphore à deux balles.) Au final, on n’y trouve pas grand-chose de plus que ce qui nous plaisait déjà chez Arcade Fire, Sonic Youth et Sigur Ros. Mais bon voilà, je mets « play » et j’suis incapable de dire non à un Electric Feel supplémentaire, qu’importent les files à se taper pour le recevoir. Et s’il n’y avait encore que ça. Le problème est récurrent avec Kids, Pieces Of What, Handshake et le, à la fois lancinant et dynamisant, Futures Reflections qui finit de m’achever. On mettra ça sur le compte de la diversité, du mélange d’influences psychédéliques, folk hippie, disco, électro et pop dont regorge l’enregistrement.

En plus de ça, Oracular Spectacular est un album presque atemporel. A la maison, dans la voiture, au bureau, dans ton l’I-pod, il s’écoute partout : en tous lieux et tous temps, sauf en concert apparemment… Voilà le hic, la petite chose qui fait grincer des dents. Là où un live des Midnight Juggernauts, ou de Moriarty se libère des chaînes de l’album pour nous offrir du neuf, nos deux compères de MGMT se limitent à nous jouer la playlist déjà tellement écouté. Alors forcément, à la sortie, on a tendance à se dire qu’écouter l’album dans notre AX GTI aurait été tout aussi envoutant. On vous aura prévenu, après tout le monde, après que vous en ayez fait la fâcheuse expérience peut-être, mais on vous aura prévenu quand même…

Si après vos 23 écoutes hebdomadaires, vous finissez, enfin, par vous lasser d’Oracular Spectacular mais pas de MGMT, mettez-vous ou remettez-vous à leur excellent premier EP Time To Pretend. Passé un peu plus inaperçu, il contient pourtant de très bon titres : des versions plus softs des tubes Time To Pretend et Kids, et un majestueux Boogie Down!

-Q-

mardi 19 août 2008

… Je t’initie au meilleur du down under !

On ne « s’attaque » pas à des artistes dans le vent, comme à un (vieux ?) dadais dont tout le monde se fout. Il faut se renseigner, se documenter et bien entendu avoir les moyens de légitimer sa vérité contre tous les détracteurs possibles. Par exemple, à l’heure d’aujourd’hui, on ne peut balbutier avec hésitation quelques mots sur les flamboyants Midnight Juggernauts comme on pourrait le faire sur un pâlot Doc Gyneco

Alors pourquoi s’engager dans la chronique d’un Dystopia, pas toujours compris mais pourtant acclamé par la foule des gens biens ? Là, où je remplis avec brio quelques unes des compétences demandées, c’est que je peux me gausser de les avoir vu sur leur terrain, presque à domicile. Un concert sans prétention au milieu des étudiants de l’université du New South Wales à Sydney. Kicks asses ?! Yes, I know !


Si l’on est réaliste, chroniquer Dystopia c’est un peu comme essayer de savoir pourquoi les dinosaures ne sont plus de ce monde. On est sûr de rien, on a des pistes bien entendu mais tellement d’interprétations différentes. De l’autre côté, on pourrait aussi les comparer à ces ovnis que l’on redoute mais qui nous font aussi tant fantasmer. Pas vraiment sûrs de leur existence, le fait de les savoir présent, en rassure certains et en intimide d’autres très justement. Dès l’Intro, qui ferait un magnifique générique pour LOST, on perçoit ce côté fantastique.

Une écoute plus approfondie de l’album, qui aura mis quelques temps à arriver jusqu’à notre bonne vieille Europe, nous met face à une musique pop-rock aux effluves électro-disco. Bref, pas de style à proprement parler, bien que les Juggernaut’s se revendiquent avant tout comme un groupe de rock. Le rendu pourrait être décrit comme quelque chose d’entraînant et mélodique, réveillant jusqu’à ton profond intérieur… Je te surprends déjà à dodeliner, enthousiasmé par un Ending Of An Era et un Into The Galaxy. Interstellaire, sidéral, rien que la jaquette aurait pu nous donner un indice sur les sons cosmiques dont regorgerait cet album: une aurore boréale (ou australe, va savoir ?!).

Dans une ambiance finalement assez mystique et irréelle, Dystopia, c’est un peu l’album où nos frenchies de Justice donneraient dans le chant liturgique et où Jean-Michel Jarre se convertirait au rock (Worlds Converged, So Many Frequencies). Parmi les titres phares, tu retrouveras l’électrique Tombstone, que l’on appréciera encore plus que sur la mix tape de Dj Orgasmic (The Rise and Rise of Orgasmic) et l’incroyable, inévitable Shadows : « It's a story and it ain't gonna end ». Le label parisien Institubes, mécène français du trio, a d’ailleurs sorti dernièrement le maxi Shadows où l’on retrouve l’original des Juggernauts et un remix efficace de David Rubato.

Et si la vie n’a pas vu en toi un polyglotte et que tu ne captes pas un traitre mot de ce qu’ils racontent, dis-toi que même les plus bilingues d’entre nous ne parviennent pas forcément à lire entre les lignes du trio australien. Métaphores à tout va, les Midnight Juggernauts n’ont certainement pas encore révélés tous leurs secrets. On attend avec impatience les prochaines énigmes…

-Q-

samedi 9 août 2008

... je me passe en boucle LA figure incontournable de l'année!


Il est l'heure de faire place sur quelques lignes au boulimique du rap US, il est simplement impossible d'être passé à côté de ce phénomène qui depuis quatre ans nous sert sa série Tha Carter et multiplie les featurings en plus des mixtapes. De la presse spécialisé au dernier numéro de Femme Actuelle, tout le monde a suivi le buzz de Tha Carter III présenté (avant sa sortie) dores et déjà comme un classique, plaçant Lil Wayne au top. Verdict.


Avant tout il faut savoir que cet album ne s'est pas fait tout seul (« Ah bon ?! »), Lil Wayne était totalement conscient de l'attente immense de ses fans mais ce Tha Carter est celui qui marque la fin de la série il fallait donc qu'il soit à la hauteur de cette attente, raison pour laquelle l'auteur a pris son temps et a de nombreuses fois repoussé la galette, que des morceaux zappés ont fini sur mixtape et que le premier single a mis du temps à voir le jour. Mais le perfectionnisme de Weezy ne fut pas vain, l'album est riche.

L'atmosphère s'impose avec 3-Peat, un crescendo épique où Lil Wayne sort les armes et entre dans la bataille sur un hymne guerrier nous menant à l'union des deux Carter du rap US, Lil Wayne et Jay-Z, sur Mr. Carter. On notera là une légère déception d'un Jay-Z en retrait, s'imposant moins que son acolyte mais heureusement son flow reste toujours très alléchant. Weezy se faufile et s'impose sur tous les styles et se souvient du meilleur de Tha Carter premier du nom avec A Mili, morceau résolument dirty south, élevé très haut par ses basses lourdes. Mais outre les prods coup de poing « Tha President » nous montre également son talent sur des prods moins puissantes mais toute aussi lumineuses à l'image du Comfortable de Kanye West, s'accompagnant du chant envoutant du crooner Babyface, un régal pour les oreilles. Et les amoureux de ballades énergiques ne seront pas en reste avec Tie My Hands et Shoot me down, le premier titre est un hommage flambant à sa ville, la Nouvelle Orléans, détruite par l'ouragan Katrina. Le flow gorge serrée de Lil Wayne s'y marie merveilleusement bien à la voix mielleuse de Robin Thicke, faisant de ce titre une complainte élégiaque par excellence. Mais Lil Wayne ne s'arrête pas là et continue sa démonstration de rappeur universel en posant sur des prods plus jubilatoire orientées pop-bubble gum, des tubes faits pour les clubs. A l'image de Lollipop, le premier single de l'album, featuring Static Major (mort deux semaines avant la sortie de la track). Un son pop-rétro couplé à des voix vocodés illuminent cette track qui jouit d'une atmosphère enchanteresse. Titre aussitôt suivi par La la où Lil Wayne retombe en enfance sur un air sautillant, suivi par Brico et Busta Rhymes, ce dernier n'ayant pas à se forcer pour s'intégrer dans le trip à la perfection, c'est déjanté, comique, burlesque, tout ce dans quoi Busta Rhymes excelle. Ce trip drolatique est d'ailleurs parfaitement porté par Weezy qui sur Dr. Carter s'imagine en docteur soignant les rappeurs souffrant d'incapacité aiguë à briller. Lil Wayne le bienfaiteur, défenseur de la cause du rap US, nous sert là une track imagée pleine d'hilarantes trouvailles savoureuses (qui ne plaira probablement pas à tous les auditeurs du milieu ) posées avec brio sur un pur son jazzy produit par le bluffant Swizz Beatz.


Tha Carter III s'impose donc par sa variété des styles et par son auteur charismatique et intenable qu'est Lil Wayne. Il est agité et spontané mais aussi ingénieux et perfectionniste, cocktail explosif qui fait que l'on se retrouve alors avec un rap esthétique tant par les prods (toutes hautes gammes) que par les nombreux flow avec lesquels Lil Wayne nous apparaît (variant souvent dans un même morceau). On pourrait qualifier ce rap d'abstrait, passant du construit au farfelu en passant par l'extravagant et le sage modéré, ce qui ne plaira évidemment pas à tout le monde.

The « Best rapper alive » nous prouve son talent par sa créativité débordante, son génie et tout simplement ses envies. Il fait le rap qu'il aime, le rap qu'il conçoit. Alors pouvons nous parler de Tha Carter III comme d'un classique ? Modérons nos propos pour l'instant, laissons ce disque faire son chemin et rendez vous dans 10 ans.

Pour conclure on ne peut qu' encore une fois nous enthousiasmer en nous disant « heureusement que la pochette d'un disque ne reflète pas son contenu ». Comprenne qui pourra.

Gilles

lundi 4 août 2008

…je te laisse m’accompagner chez le Gynéco !

Est-ce que ça le fait ?

1997. Une gamine. Quelque part dans une classe de sixième. Et ces quelques mots à la bouche : « Comme beaucoup de filles, tu rêves d’être Brenda, d’avoir ton Dylan et d’insulter ton papa… ». On a tous un jour ou l’autre chanté cette chanson, nous exhortant d’aller voir le docteur. Bon nombre d’entre nous, moi la première, n’étaient pas insensible au charme du fameux Docteur du Secteur Ä si ce n’était pas de son chaud lapin d’acolyte Stomy Bugsy.

Première Consultation aura donc été l’album de mes 11 ans et Doc Gyneco, le premier à m’avoir attirée dans l’antre du « rap ». Bien souvent je ne comprenais pas ce qu’il disait et il est évident que le sens de la majorité de ses métaphores, plus ou moins graveleuses, m’échappait. A vrai dire Beregovoy et Senna ne faisaient pas partie des gens auxquels je m’intéressais, je n’étais pas Une Fille Du Moove et bien loin encore d’être une familière des sapes serrées de Morgan ou Kookaï, des sucre d’orge ou autres gâteries. Et pourtant, je m’appliquais dans un effort d’apprentissage intense et régulier.

14 titres, 14 succès ? Pas loin. Comment départager un Né Ici et sa saveur sucrée des îles, d’un Vanessa tout aussi chaud ? Et un Passement De Jambes d’un No Se Vende La Calle ??! Il avait la verve vive et libérée le Doc Gyneco : des tass-pé à foison, des spéculums en veux-tu en voilà et bien entendu du sexe en open bar… Ca ne l’empêchait pas d’être, avant tout et surtout, un lover ! Car finalement Vanessa et Ma Salope à Moi ne sont-elles pas finalement deux belles déclarations d’amour à la sauce Ministère A.M.E.R. ? Et bien qu’on puisse résumer cet album aux filles, le Doc n’en oublie pas moins d’aborder des sujets dirons-nous plus « graves » : une « avant-notoriété » pas toujours rose, une célébrité pas toujours assumée, un ras-le-bol de vivre, toujours avec un flow nonchalant mais néanmoins percutant et une certaine dose d’humour. Quand un Nirvana, nous laisse entrevoir les faiblesses du porte-parole, commis d’office, de la fumette, Tel Père, Tel Fils revient sur l’absence d’un père pas forcément bien digéré.

Je sais bien que je me risque là dans le rôle de l’avocat dont le client est pourtant, aux yeux de tous, coupable. Mais bon, quelques soient les nouveaux engagements de son auteur, ses déboires dans les magazines, Première Consultation, fait incontestablement partie de ses albums qui ont marqué ma jeunesse (votre jeunesse ?). Je peux l’écouter encore maintenant, quelques onze ans après, et me surprendre à connaître la totalité des textes. Oserai-je, les yeux baissés, balancer un «qui dit mieux?»…

-Q-

vendredi 18 juillet 2008

...on part en vacance à Walnut Grove !

Ca aurait pu être destination Oak Grove ou Palm Grove à défaut de ma bien aimée Palm Beach australienne… Mais non, cet été nous retournerons à Walnut Grove. Voilà plusieurs années que nous n’avons pas rendu visite à notre cher ami Charles ! Pas d’inquiétude, son altruisme légendaire ne saurait nous en tenir rigueur !!

Une fois n’est pas coutume, c’est l’été, il fait plus ou moins beau dehors, il doit être aux alentours de 11h30, je viens de me lever et je suis devant la télévision, zappant et zappant encore… Qui aurait cru qu’avoir la TNT aurait été aussi crevant « phalangiquement » parlant ?! Bref, après quelques tours du paysage audiovisuel, je l’entends ! J’entends cette petite mélodie délicieusement familière : « laaaaaa la la la laaa la lalalaaaaaa ». J’aperçois Laura dévalant gaiement cette colline herbagée, suivi de Marie et enfin Carrie, m’arrachant une fois de plus un rire enthousiaste, grâce à l’une de ses 2300 chutes !! Hé oui… La famille Ingalls, the Ingalls’ family, dans la Petite Maison dans la Prairie, in the Little House on the Prairie.

Michael Landon, réalisateur et accessoirement le fameux Charles Ingalls, a vraiment tout compris avec cette série ! Tout le monde y trouve son compte : vice, amour, enfants, pauvreté, richesse, rêve, sport, commerce, suspens… A quoi bon nos Experts, Lost ou Desperate Housewives contemporains ?! Avec la Petite Maison dans la Prairie, tout le monde peut s’identifier à un personnage. Tu te sens l’âme d’un altruiste, d’un juste, d’un père de famille équilibré et équilibrant ? Tu es Charles. Plutôt traditionnaliste, gentille, courageuse et dévouée mais ne te laissant pas avoir, « une douzaine d’œufs c’est une douzaine d’œufs… », alors tu es plus Caroline. De nature matérialiste, vantarde, sans oublier un soupçon de générosité caché sous des tonnes de vice, la vie a vu en toi une Hariett Oleson. La même avec un peu plus de prétention, de méchanceté et une capacité évidente à obtenir les faveurs des hommes en leur offrant sucre d’orge et sucreries ? Bonne pioche, tu es Nelly Oleson ! Est-il nécessaire de continuer… ?

Vas-y, défoule-toi, tu peux dire ce que tu veux, que c’est horriblement niais, cul-cul la praline, moralisateur ou dépassé mais tu te trompes et tu le sais ! La Petite Maison dans la Prairie c’est beau, c’est gentil, c’est réconfortant comme un pot de Haägen-Dazs que tu finirais en entier sans les kilos superflus, c’est comme jouer au solitaire sur ton pc, c’est chiant à mourir mais tu te laisses prendre au jeu…

Allez sérieusement, n’est-ce pas magique ?? La Petite Maison dans la Prairie est de retour, et ce pour tout l’été ! Sortez battes de base ball, tabliers, chevaux et chariots en tout genre, cet été, on va tâter de la Nelly Oleson !!

-Q-

dimanche 22 juin 2008

… je refais de toi un adolescent !

Take your pen, write it down: “I LOVE THE TEENAGERS”

La dernière fois où j’ai été si accro à quelque chose, ce devait être quand je suis tombée amoureuse du bad guy de ma classe de 5ème A. Ou peut-être était-ce quand je me suis inscrite à facebook ? Haha ! Bref, le fait est que je ne me lasse pas d’écouter ce trio de Teenagers et leur album Reality Check depuis avril dernier. Ca a commencé après l’écoute du remix d’un de leur titre, Homecoming, par Gentlemen Drivers, qui, précisons-le au passage, est très bon, il y a de ça quelques mois. Depuis je n’ai de cesse de reprendre leur chanson: « I fucked my American cunt; I love my English romance… », « French kiss on your soft lips, french kiss you will love this… », « Streets of Paris, man it’s crazy, streets of Paris, c’est la folie! ». Hé oui ! N’ayons crainte de lever fièrement l’étendard du patriotisme, The Teenagers, bien que leur nom puisse porter à confusion, sont français ! Et quand bien même ils chantent en anglais, on les comprend du premier coup et on aime ça…


A peine sortie d’une adolescence sucrée et riche en émotion, me voilà donc déjà replongée dans ces heures insouciantes à grands coups de mélodies pop/rock électronisées. Les Teenagers, pas plus adolescents que je ne suis parisienne, nous parlent amour, filles, garçons, french kiss, sexe, espoir, désespoir, tout ce qui était de l’ordre de nos préoccupations, il n’y a pas encore si longtemps ! Tout ce qui nous trotte encore parfois dans la tête, sans doute. Les Teenagers ne se moquent pas, ils parlent franchement. Ils font en quelques sortes une rétrospective sur leur adolescence et nous délivrent leur sentiment sur ce qu’est devenu cette période ado de nos jours, comme dans Fuck Nicole.


Les paroles sont souvent, sinon bien tranchées, très réalistes. Pas de refrain mielleux, juste la réalité de ce qu’ils ont vécut ou du moins été. Déjà le premier titre, Homecoming, me fait l’effet d’un Grease qui aurait été adapté aux mœurs du 20ème siècle ; puis ça continue dans un Love No, qui sonne tellement juste dans les relations d’aujourd’hui: « I’m not in love with you, but it’s okay to stay with you. ». Et parce que l’adolescence c’est aussi les posters de tes idoles recouvrant les murs de ta chambre et cette obsession pour les moindres petits détails de leur vie, The Teenagers nous confient leur petite faiblesse dans un Starlett Johansson, aux limites de l’érotomanie.


Entre parlé et chanté, les voix sont douces et grisantes. La musique me fait parfois penser à Air, d’autre fois à The Strokes. Quoiqu’il en soit la magie opère sur moi, et je peux dire sans me tromper que l’effet est garanti, du moins sur les jeunes filles idéalistes comme moi ! Loin de moi l’idée, messieurs, de vous exclure de cette cure de jouvence. Qu’importe le sexe, on a tous été ado, non ?

-Q-

vendredi 23 mai 2008

... Je te donne rencard au piano bar !

Jason Beck aka Gonzales aka Gonzo, auto-proclamé the Worst MC, revient avec un nouveau visage (ou simplement avec un autre de ses multiples visages). Gonzales se rassoie derrière son piano, collabore avec un producteur toujours en vogue et s'attache dorénavant à faire ses preuves au chant, tout un programme, l'intitulé du jour s'appelle Soft Power.
Depuis plusieurs années Gonzales avait disparu dans l'ombre de ses productions pour des grands noms comme Charles Aznavour ou Jane Birkin ou encore des artistes plus « modernes » (et pas moins méritants) que sont Philippe Katerine ou Teki Latex. C'est en réalité en 2003 que la pianiste mégalomane s'installe à Paris et qu'il commence à travailler avec Renaud Letang (qui produit déjà Alain Souchon et Manu Chao) les deux compères formant maintenant un véritable duo (connu sous le nom de VV).


Avec Soft Power Gonzales nous montre qu'il n'a pas encore tiré toutes ses gâchettes et que l'autoproclamé génie musicale sait plus que jamais nous parler en musique. Même si certains morceaux peuvent s'y apparenter, où le piano est largement mis en avant, on se trouve bien loin de Solo Piano. Les honneurs reçus sont mis de côté, Gonzo brouille les pistes sans composer avec absurdité, l'image de « musicien crédible » de Solo Piano ne le satisfaisant pas il choisit ici de se mettre en danger par le chant. L'homme écrit alors des textes fait pour lui et compose des musiques étudiées pour sa voix.

Nous voici donc avec une galette éclectique, surfant sur la multitude des genres, sautillant entre mélodie mélancolique et cantique disco. Le génie canadien nous avait habitué, avec ses cinq précédents albums à ne pas s'attacher à un seul genre, Soft Power ne déroge pas à la règle. L'album s'ouvre sur l'entrainant et percutant single Working Together avec son refrain qui entre dans la tête sans jamais en ressortir et ses handclaps qui vous pénètrent. Slow Down nous fait ensuite faire un retour en arrière à l'époque des vrais crooner, un titre très Nat King Cole qui contient un solo de saxophone qui selon Gonzales choque les auditeurs « l'instrument ayant la forme d'un phallus et une forme vaginale en même temps ». On enchaine sur des tubes disco tel que Let's ride, où les choeurs sont assurés par Feist, dont le synthé endiablé nous renvoie sur les pistes de danses des boites de nuits qu'on appelait encore récemment « discothèques », ou le flambant Unrequited love qui pourrait sonner comme un hommage à ABBA par sa puissance disco et ses choeurs entêtants.

Mais le piano reste l'instrument incontournable de Gonzales, et reste pour Soft Power l'instrument phare. Sans tomber dans un Solo Piano bis le pianiste nous sert de magnifiques arrangements sur Theme from In-Between et Modalisa ou encore Map of the World qui nous offre une magnifique et poignante ballade. L'album se conclut sur le somptueux Singing Something accordant la part belle à la voix de Gonzales où celui ci nous transmet sa jubilation à donner de la voix, une ballade puissante, l'incarnation totale du Soft Power.

L'édition limitée de l'album nous offre trois track bonus : le premier, Fortunately – Unfortunately, où Gonzales se montre en rappeur hargneux surréaliste, poussif à souhait. Le second est un remix de Slow DownTeki Latex pose sa voix le temps d'un couplet, rappelant la récente collaboration des deux hommes, le son de l'un et le flow et la voix de l'autre laissent rejaillir une osmose parfaite. Et le troisième et dernier titre, Home Movies, un nouvel hymne au piano retraçant le sillage de Solo Piano, qui sonne comme un retour aux premières amours de Gonzales.

Soft Power rassemble donc une dizaine de titres s'inscrivant chacun dans une époque où le concept des genres qu'ils survolent n'avait pas encore perdu toute son unicité.

Au final, à travers cet album, l'Entertainist continue de remanier sa musique et sa propre image, nous montrant encore une fois les multiples facettes du personnage et nous servant une musique qui se veut intelligente en variant les couleurs et les genres sans jamais entrer dans des complications agaçantes.

Gilles



http://www.myspace.com/gonzpiration
http://www.gonzpiration.com/

samedi 17 mai 2008

…je vais te chroniquer
«Les filles expliquées aux NULS»!!!

Don’t worry, be happy, sinon ça n’en vaut pas la peine…

Sèche tes larmes, ferme les yeux et fait un vœu… Non tu ne rêves pas, Cuizinier et Orgasmic sont de retour pour un troisième et dernier opus de Pour les Filles. Et des filles il y en a, plus que jamais. 3ème opus, trois fois plus d’amour, trois fois plus de filles, trois fois plus de Cuiz. Le chapitre final porte décidément bien son nom, peut-être encore mieux que les précédents.


« It’s all about girls, and girls, and love… ».



Vrai porte-parole de la beauté, la sensualité, la complexité féminine, Cuizinier reprend sa plume pour s’adonner à son jeu favori. Te parler de ce qu’il connaît le mieux, de celles qu’il connaît le mieux. Et quoiqu’on en dise, il maîtrise le sujet. Les filles, partout, tout le temps. Des groupies harcelantes (Dis-Moi Oui) à celles qu’il n’a pas envie de voir ailleurs que dans son lit, plus de secret pour Young Cuiz ! Et voilà qu’en mec sympa, il te dévoile, enfin, les ficelles du succès. Même si, toi-même tu le sais, l’élève ne dépassera jamais le maître.

Il profite aussi de cette nouvelle tape pour une petite mise au point, un bref rappel chronologique sur ce que lui et Orgasmic ont inventé, sur ce concept de poser sur un sample ultra-connu. Inspire-toi, copie-les mais n’oublie pas qui est le maître encore une fois. Teki Latex vient alors en renfort, soutenir son buddy dans un sublime The Good Guys sur le générique de LOST. Côté série américaine, nous sommes servis. Après LOST, c’est au tour de Mac Gyver de passer entre les mains d’Orgasmic. Rien à redire. Tu repenses à ces dimanches après-midi que tu passais chez ta mamie devant la série et ça te donnerait presque envie d’acheter les DVD des aventures de l’homme grâce à qui tu as saisi toutes les utilités du chewing-gum et sans qui tu n’aurais sans doute jamais tanné tes parents pour un couteau suisse !

Ce troisième opus n’oublie pas pour autant nos contemporains français, au menu, Orgasmic nous propose Françoise Hardy et les Rita Mitsouko pour le plus grand plaisir des amis de la chanson française. Il slalome entre beats puissants et mélodies satinées avec la même aisance qu’on lui connaissait dans les précédents opus. Saluons également, le Summer Love que nous proposent Cuizinier et le So Fresh Squad sur une prod de Young Pulse. Et là, ne me dites pas qu’en écoutant ça vous n’avez pas eu même un ridicule petit pincement au cœur, ne me dites pas que ces trois minutes et quarante-huit secondes ne vous ont pas rappelé les vacances de vos 16 ans, en camping à St Jean de Monts. Nostalgie quand tu nous tiens…

Soixante minutes après la mythique intro de Sir Genevan Heathen, après un sample du torride You Can Leave Your Hat On de Joe Cocker, rassasié(e), tu en oublierais presque que la fin de la tape marque aussi la fin d’une époque. Non il n’y aura pas de volume 4. Allez essuie cette larme du revers de ta manche. Dis-toi que ce n’est pas le début de la fin mais tout juste la fin du début. Ce n’est pas un scoop, l’album solo se profile à l’horizon…

-Q-

mercredi 16 avril 2008

… Je t’offre une thérapie musicale sur un plateau d’argent !

Ca défrise, baby ?!

Hair Dry Story pourrait être la biographie d’un coiffeur, un essai sur les bienfaits ou méfaits du sèche-cheveux, ou tout bêtement l’histoire des cheveux secs by Jacques Dessange. Et pourtant Hair Dry Story n’est rien d’autre qu’un album, un regroupement de 20 titres aux sonorités pop rap, une histoire sans doute, celle de BKR surement.

BKR ? Ca ne vous dit rien ?! Rassurez-vous, il y a un an, moi non plus. Une découverte myspace de plus. Mais là où je n’ai pas à m’en sentir gênée, c’est que BKR aka un jeune homme d’une vingtaine d’année originaire de Lyon, sinon de s’affirmer comme un pur produit myspace, ne crache pas dans la soupe et accepte d’avoir fait une grande partie de son buzz grâce à la toile !

Alors pourquoi Hair Dry Story ? Moi-même je n’ai pas la réponse. Mais il semblerait que notre artiste ait une relation toute particulière au sèche-cheveux, une véritable passion pour la sensation qu’il peut procurer. Avis aux amateurs…

Avec ma culture de novice avisé, inutile de vous la jouer « c’est le nouveau prince du rap, du hip hop ou de la pop » (d’ailleurs qui étaient les précédents ?), je vais donc me contenter de vous dire ce que j’en pense. La tape commence tout bonnement avec un sample d’ABBA sur lequel BKR fait le constat de ces dernières années, de ce qui l’entourait, de ce qui l’entoure encore. Le résultat : La Musique et La Débauche, rien de joyeux dans tout ça mais une rengaine bien faite qui vous restera en tête « Ta thérapie s’appelle Hair Dry story… ». Et comme s’il avait presque envie de nous faire déprimer un peu plus, BKR enchaîne sur ses déboires amoureux dans Elle va danser ou Confessions Intimes puis les comportements à risque plus ou moins hérités dont il fait l’objet dans Héritage. Cependant, même si les textes parleront à un certain nombre d’entre nous, n’allez pas croire qu’après avoir écouté cette tape, vous vous présenterez au passage à niveau le plus près de chez vous avec en tête les idées les plus noires. A dire vrai, il est des titres comme Joue Notre Chanson en featuring avec les Québecquois d’Omnikrom au thème dirons-nous plus léger. La voix d’un Linso ou d’un Jeanbart émoustillant, une fois de plus, les plus groupies d’entre nous mesdames. Il en est de même quand BKR s’invite sur le bon son des 740 Boyz pour nous parler de ses frustrations de mâle. Il nous livre alors un excellentissime Vaisseau Fantôme en featuring avec Mastakuss et Mr2la. Impossible que ce retour en 1995 et ces « Shake that shimmy baby, shake shake shake… » qui résonnent vous laisse insensible. La musique, les prods, en général elles sont chiadées comme je les aime, si tant est que je puisse avoir un avis intéressant ! Dealant à la fois des sons rap, pop comme électro, BKR parviendra surement à satisfaire la majorité des musicaïnomanes. Au passage, remarquons également les prestations de ces messieurs Aetoms, Pierro le fou, Tyler Bany ou encore Karcel.

Attention, soyons clair, je n’aime pas tout dans cet album aux faux airs de gran bang. Mais voilà, des tracks comme Parasols, Tapinage Artistique, Sors de Mon Club ou encore Rester Sage (entre autres), sont prodigieusement accrocheuses ! Et sans forcément comprendre toutes les métaphores, sans nécessairement lire entre les lignes de BKR, on se surprend à les chantonner sous sa douche!

En résumé, BKR n’est pas de la race des premiers de la classe. Au travers de ces 20 titres, il semble vouloir nous éviter de sales moments en nous faisant partager son expérience de mauvais garçon. Le bémol, à trop insister sur sa politique « Pas de prétention (quoique), une seule ambition : faire de la musique et y prendre plaisir », l’album transpire parfois un peu trop la lucidité et le paternalisme.

Mais bon, s’il se sent comme Johnny Deep, je reste d’accord pour devenir Vanessa Paradis. Allez une adepte de plus à tuer, Monsieur BK

-Q-

PS: Pour plus d'info, vous l'aurez deviné...

http://www.myspace.com/bkriddim

vendredi 29 février 2008

… Je te fais tester l’ecstasy sans y toucher.

« Là où ça a dérapé, c’est quand on a décidé que l’amour avait besoin de preuves. […]

Au début, ce n’était pas grand-chose. Elle me demandait de me retenir de respirer pendant une minute. Si j’y parvenais, ça voulait dire que je l’aimais. C’était facile. Après elle me laissait tranquille pendant quelques jours. Mais c’était moi qui revenais à la charge. […]

C’est devenu chacun son tour. L’escalade n’a pas tardé. Pour lui prouver mon amour, j’ai dû successivement :

- lécher la cuvette des chiottes ;

- boire son pipi ;

- lire en entier le roman de Claire Chazal ;

- montrer mes couilles dans un déjeuner d'affaires;

- porter des pinces crocodiles sur les seins; […]

De mon côté, pour vérifier qu’elle m’aimait, je l’ai forcée à :

- manger une crotte de chien ;

- porter un godemiché dans le cul pendant 3 jours sans pouvoir faire caca;

- se faire percer le clitoris sans anesthésie ;

- rester attachée à un feu rouge pendant une journée entière, uniquement vêtue de lingerie ; […]

C'est sûr: la guerre était un peu déclarée. »

Frédéric Beigbeder, in Nouvelles Sous Ecstasy.



J’vous l’accorde c’est dégueu, ça donne envie de vomir (non ? vous n’avez pas lu le récit complet…), de gerber, de crier « mais quel gros porc !» avec une expression de dégoût imprimée sur le visage. En même temps on m’avait prévenu. C’est qu’elle porte bien son nom cette nouvelle : « La nouvelle la plus dégueulasse de ce recueil », on ne peut plus clair.

Et il ne paye pas de mine ce recueil de Frédéric Beigbeder.

Une centaine de pages écrites en moyen gros où Beigbeder nous fais part de son parcours avec l’ecstasy, ou du moins celui de ses personnages, au travers de quatorze nouvelles produites sous son influence. La première, pouvant paraître déroutante, n’est qu’une succession de questions, mises les unes à la suite des autres pour un enchaînement on ne peut plus logique, un peu plus loin une autre vous racontera la première prise d’ecstasy comme une première gorgée de bière, tandis que l’ultime nouvelle finira de vous achever. Car ce livre n’est finalement pas si différent d’une prise de drogue, on monte et on descend au gré de la volonté d’un Fréderic Beigbeder slalomant entre romantisme et sadisme.

Au bout du compte, le résultat est plutôt réussi. Je dois avouer que j’ai aimé, pas pour le caractère sado-maso, vulgaire ou violent que l’on peut parfois y trouver au détour de certaines pages. Non pas réellement pour ça, mais sans doute pour la folie, l’extravagant, l’illégal, l’interdit et surtout l’amour… Parce que finalement il ne parle que d’amour ce recueil, d’amour et de drogue. D’amour caché, d’amour gâché, d’amour incompris et de drogue, enfin d’ecstasy. Pilule de l’amour appréciée, apprivoisée, consommée toujours pour aimer mieux, pour aimer plus.

A 21 ans, je suis loin d’avoir fait les 400 coups, et après avoir lu ça, j’avais pourtant l’impression d’en avoir beaucoup trop fait ou du moins beaucoup trop lu.

Mais si c’était à refaire, je recommencerais…

-Q-

mardi 26 février 2008

... Je vais te chroniquer Cloverfield : le nouveau monstre hollywoodien !

A l'heure des grandes chaines de télévisions, d'internet et de la téléphonie mobile l'information ne s'est jamais transmise aussi vite, de ce fait nous pouvons tout savoir sur les blockbusters avant même leur sortie. Mais J.J. Abrams, réalisateur de la série Lost, a réussi à échapper à ses monstres infernaux des médias pour garder ultra secret sa nouvelle bombe.


Tout a commencé sur Internet avec un teaser sans voix-off, où l'on voyait une fête battre son plein dans un immeuble de Manhattan, rapidement interrompue par une série d'explosions... et rien d'autres, si ce n'est le nom de J.J. Abrams et la date de sortie US du film, ce qui a suffit à attiser la curiosité de milliers d'internautes et ainsi créer un buzz sans précédent sur la toile, les internautes essayant de décoder les mystères qui planent autour de ce teaser. Pour que rien ne filtre J.J. Abrams a evidemment sorti le grand jeu, le tournage était verrouillé : le film a été tourné en 33 jours, les acteurs, qui découvraient le script au fur et à mesure du tournage, étaient inconnus du grand public et ont signé un contrat leur interdisant de révéler la moindre information, et pour finir le film a changé plusieurs fois de nom. Autant dire que le mystère était entier, et l'est resté jusqu'à la sortie du film.


Maintenant on peut se demander : comment détruit-on Manhattan pendant 33 jours, pour 1h30 de film, sans que cela se sache ?



Cloverfield commence donc paisiblement lors d'un réveil, à l'aube, avec une vue imprenable sur la grandeur de Manhattan. Nous nous retrouvons rapidement dans un grand appartement new-yorkais où de nombreux amis de Rob lui ont organisé une fête en l'honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux nous faisons la connaissance de Hub, chargé de tenir la caméra pour immortaliser la soirée. Et la fête bat son plein jusqu'à ce qu'une secousse inattendue vienne interrompre les esprits échauffés. Tout le monde se précipite dans la rue, aperçoit une ombre, entend un son sourd... et la tête de la Statue de la Liberté vient s'abattre sur l'avenue. La soirée ne fait que commencer...


Certains pourront donc avoir l'appréhension de trouver ici un énième film de monstre, où les americains vont combattre la bête descendue d'une autre planète avant que celle ci ne détruise notre bonne vieille terre, et cette nation s'afficher une nouvelle fois dans une liesse populaire triomphatrice.


Détrompez vous, il en est tout autre dans le cas de Cloverfield l'intrigue étant basé sur notre bande de jeunes et sur leur survie. Cloverfield n'est pas le film d'un monstre mais le film de personnages.


Et J.J Abrams nous plonge au sein de cette fine équipe grâce à un système de caméra astucieux, mais pas révolutionnaire. Il emprunte en effet le système de caméra à l'épaule largement déjà exploité dans le Projet Blair Witch, nous suivons ainsi notre bande de jeunes via le caméscope tenu par Hub, et les images se succèdent, hachées, d'une force indiscutable. Mais si les images filmées dans le sautillement d'une caméra tenue à la main acquièrent une dimension de réalité démesurées, elles ne retiendront pas de filer la nausée à bon nombre de spectateurs, trop sensibles aux mouvements incessants de la caméra. Mais la force de ce point de vue est de permettre au spectacteur d'être plongé au coeur de Manhattan aux côtés de Rob et sa bande, cela est immersif à souhait et permet des images d'une beauté agressive comme on en a jamais vu avant dans un film de ce genre. Imaginez-vous courant vers le monstre pour atteindre la bouche de métro toute proche, des militaires derrière vous tirant sur la bête, et celle ci poussant des cris infernaux et détruisant tout sur son passage. Cela fait son effet, et vous fera décoller de votre siège.

Toute la qualité de Cloverfield tient dans son esthétisme, chaque scène est prétexte à en mettre plein la vue au spectateur, et cette surabondance d'effets visuels ne gâchent en rien le fond du film qui n'oublie pas que son récit tient sur la relation qui existe entre les personnages.


Donc oubliez Godzilla, l'Amérique a maintenant son propre monstre et il est énorme !

Gilles

mardi 19 février 2008

... Je vais te chroniquer le retour du roi de la pop !

Michael Jackson - Thriller 25th anniversary


Il est des destins qui après une multitude d'ascensions suivis de multiples déboires fascinent toujours les foules. Ainsi, des personnalités tel que Michael Jackson peuvent se permettre de dire : ««Michael Jackson a encore beaucoup à faire», en parlant de lui-même, ajoutant que sa «passion pour la musique ne s'arrêtera jamais» pour faire l'effet d'une bombe sur le web et dans la TV de la ménagère. En effet, « Michael Jackson a encore beaucoup à faire », alors que l'impatience nous rongeait depuis déjà plusieurs mois la réédition pour les 25 ans de l'incontestable chef d'oeuvre déçoit. Ce Thriller tend à se perdre dans la masse de réédition que nous a déjà servi l'artiste mais en plus frôle avec le gadget futile mais indispensable pour tout fan qui se respecte.

Cet « album anniversaire » nous sert donc de nombreux remixes de ses titres phares : Wanna be startin' something, The girl is mine, Billie jean, Beat it, et d'autres, où l'autoproclamé roi de la pop est en featuring avec les artistes en vogue du moment : Kanye West, Will.I.am, Akon et Fergie. Et se termine par un titre inédit : For All Time, pas si nouveau que ça puisqu'il avait été enregistré en 1982 mais n'avait pas été intégré à l'album originel. En écoute ici :

http://www.veoh.com/videos/v4119426Gj65kPyy.

Et s'ajoute à cela un dvd des clips de Billie Jean, Beat It, Thriller et le live de la star pour les 25 ans de la Motown.

Et Michael Jackson ne s'arrête pas là, en plus de marquer son retour chez nos disquaires il est de retour sur scène et c'est au O2 Arena de Londres que ça va se passer au printemps prochain pour une trentaine de dates. La star devrait toucher 1 millions de livres par show, de quoi remettre du beurre dans les épinards après ses ennuis avec la justice.

Le New MJ que l'on attendait tous pourrait donc nous sembler être enfin arrivé mais l'écoute de l'album nous fait rapidement déchanter. En effet, Michael Jackson est absent de cet album, ou non, c'est le Michael Jackson des années 80 qu'on retrouve et qui essaye tant bien que mal de se montrer moderne mais ça ne prend pas. Les musiques sont empreintes d'un ton moderniste (beaucoup plus electro hip-hop et bien moins pop), et la voix de Michael Jackson reste la même, voire... perd de sa magie. Et oui, Michael Jackson ne chante pas, c'est sa voix enregistré dans les années 80 que l'on réentend. Ainsi, le Billie Jean qui nous faisait remuer dès son premier son de basse mythique (qui a ici totalement disparu) nous laisse un goût très amer, tant le beat a été ralenti et tant MJ ne colle pas à ce hip hop. Il en va de même pour Beat It, si les premières notes nous laisse présager du meilleur le thème reprit par un son de guitare electrique affreusement lourd et une boite à rythme plate gâche. Et ainsi de suite pour la majorité des titres, le seul sortant du lot étant l'ancien-nouvel inédit For All Time, où l'on retrouve le Michael Jackson que l'on aime. Le Michael Jackson résolument pop, qui nous entraine par sa voix transportante et sa musique envoutante. Seul titre qui réussit à vraiment charmer l'auditeur mais qui ne légitime pas l'achat.

Ainsi, peut-on parler de « grand retour » de Michael Jackson ? Je crois que non, mais le roi de la pop veut se rapprocher des jeunes générations et c'est chose faite, il sera surement remis en pleine lumière, quant aux nostalgiques, ils n'y trouveront qu'un bel objet, sans fond, où Michael Jackson tente de leur faire avaler des remixes sans valeurs sur des sons qui n'ont pas pris une ride. Comme dirait l'autre : « c'était mieux avant ».

Attendons maintenant la fin de l'année pour écouter ce que donnera son fameux 7even, en esperant qu'il signera enfin son « grand retour ». Car malheureusement pour lui, faire du neuf avec du vieux ça ne prend pas toujours.

Gilles

jeudi 14 février 2008

… je vais te chroniquer un album très BoomBox!

Happy Valentine Day in a Londoner way…

Comment me suis-je retrouvé sur le myspace d’Eurostar London Coming ? A vrai dire je n’en sais rien. Pourquoi me suis-je laissé tenté par ce concours permettant de gagner la compil’ Kitsuné BoomBox mixed by Jerry Bouthier ? Sans doute parce que l’espace d’une seconde je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? ». Ma réaction en recevant un e-mail d’Eurostar London Coming m’expliquant que j’étais l’élue, l’heureuse gagnante de cette compil’ ? Relire le mail trois ou quatre fois, me dire que ça n’arrive pas qu’aux autres, et soudainement regretter d’être à 17000km de la boîte aux lettres où allait atterrir ce bijou…

Tout d’abord, soyons honnête, quitte à passer pour une inculte et à se faire lapider par une horde de gens bien. Kitsuné ça me disait bien quelque chose, j’avais écouté quelques uns des titres des fameuses compil’ mais n’en avait jamais acheté une seule !
So what ?!

De retour en métropole, je me rue sur mon courrier, et écoute sans plus tarder cette compil’ regroupant en vrac des titres de Feist, Chromeo, Daft Punk, Big Face, Riot in Belgium, Revolte ou encore Rex The Dog. Le résultat est magnifique, Jerry Bouthier obviously full of talent me fait découvrir et vous fait redécouvrir des tracks énergisants, entraînants, d’un dynamisme à toutes épreuves ! On écoute, on rempli son i-pod et dodelinant de la tête dans les rues de France et de Navarre, on s’imagine déjà se trémoussant au son de ces remixes. Difficile de faire des reproches sur la façon de revisiter ces titres que pour la plupart je n’avais jamais écouté auparavant!
Please do not slog me…

Dès la première piste, on se laisserait facilement bercer par une intro psychotrope de Siobhan Donaghy (Don’t Give It Up) si l’on n’était pas immédiatement secoué par le Weak Generation de Révolte, l’une de mes révélations personnelles sur cet album (mieux vaut tard que jamais)! Les Riot in Belgium, aussi belges que je suis blonde, ne sont pas en reste ! La Musique, trouve complètement sa place dans ce florilège de tracks électroniques. En adepte de Feist, j’étais plutôt réticente à l’idée d’un possible remix de ses chansons. Et pourtant Van She Tech est complètement crédible, sans fausse note, il nous offre un 1, 2, 3, 4 damn so fresh! Je ne listerai pas un par un les titres de cette compilation mais citons tout de même l’incontournable Love des Simian Mobile Disco qui, une fois en tête ne vous lâchera plus et l’efficace Digitalism remix du titre Technologic des Daft Punk. Et c’est alors qu’on en demanderait encore que Digitalism revient pour conclure en beauté cet opus avec un Pogo électrique et magistral.

Merci à Eurostar London Coming. ;D

PS: Plus d'info??!

http://www.myspace.com/maisonkitsune

http://www.myspace.com/jerrybouthier

http://www.myspace.com/familylondon

http://www.myspace.com/eurostarlondoncoming

-Q-

dimanche 10 février 2008

…Je vais te chroniquer les Butter Bullets !

Crack bizz dans ta face,

Parce qu'il faut bien commencer quelque part, le dernier album acheté en date: Crack Bizz des Butter Bullets. Petit topo sur le groupe avant toute chose. Ils sont de Besançon, ils sont 5 : Yung Sid, Monsieur De La, Dj Qoso, Thin Mak et Dr LOOg, ils slaloment entre rap et électro, avec de nettes influences de groupes tels que TTC ou Omnikrom et ne sont pas là pour nous compter fleurette.

Après une première tape en 2006, ils reviennent en 2008 avec un nouvel album Crack Bizz. Un dix-huit titres, plein de fraîcheur, dans lequel apparaissent ces messieurs d’Omnikrom, Tekilatex, Dj Raze, Bobmo ou encore le Genevan Heathen. Une palette d’artistes qui ne laissent présager que du bon.

Une misogynie affichée et assumée, et qui finalement ne déplaît pas toujours aux filles d’aujourd’hui (vous verrez par la suite que j’en suis la preuve vivante), voilà sans doute le fil rouge de cet album ! De grâce, ne nous éternisons pas dans ce débat stérile consistant à déterminer s’ils jouent ou non du second degré. Les Butter Bullets n’y vont pas par quatre chemins ! Ce sont eux les boss, les maq. Ils font ce qu’ils veulent, ont réussi à engrener ta petite amie et te font payer ses faveurs (Ce Que Je Veux). Le message est clair : ils ont du style (Boîtes Oranges), ils sont bons, meilleurs que toi alors tais-toi (Shhut)! Les filles ?! Ce n’est pas un problème ! Ils les aiment sucrées, faciles et dociles. Et bien qu’ils nous trouvent Toutes Belles, ils n’en restent pas moins plein de rancoeurs contre leurs homologues féminins, nous rappelant que si nous avons su les attirer jusque dans notre lit c’était simplement qu’ils étaient trop bourrés! Malgré tout, en écoutant Juste une Goutte de Sang et Je t’Aurai, on a peine à croire qu’ils soient réellement les bad boys qu’ils mettent en scène tout au long de l’album. On aurait presque envie de les prendre dans nos bras pour les consoler. L’amour et ses déboires sont le lot de chacun et les Butter Bullets n’y échappent pas! Si des titres comme Joyeuse St Valentin ou encore Dans la Cuisine laissent les plus sensibles et féministes d’entre nous perplexes voire choqués, le flow percutant de Yung Sid et la maîtrise de Monsieur De La mettront tout le monde d’accord. Côté musique, les habitués des tapes de TTC et de leurs acolytes s’y retrouveront, peut-être même un peu trop ! Le dernier titre Soho, une instru, ravira les moins adeptes des textes acérés de Yung Sid qui trouveront alors la plénitude dans des rythmes lunaires et envoutants. Mais comme rien n’est jamais parfait, regrettons peut-être le peu de variété dans les thèmes abordés ?! Et une influence tekilatexienne ou cuiziniesque parfois trop marquée ?!

Mon petit cul dans leurs mains, un sourire débile aux lèvres, j’attends, quoiqu’il en soit, avec impatience la suite de l’épopée des Butter Bullets ! La très prochaine tape Happy Slapping de Qoso nous donnera surement un bon avant goût de la suite des évènements…

Si vous n'en avez pas assez: www.myspace.com/butterbullets

-Q-