Take your pen, write it down: “I LOVE THE TEENAGERS”
La dernière fois où j’ai été si accro à quelque chose, ce devait être quand je suis tombée amoureuse du bad guy de ma classe de 5ème A. Ou peut-être était-ce quand je me suis inscrite à facebook ? Haha ! Bref, le fait est que je ne me lasse pas d’écouter ce trio de Teenagers et leur album Reality Check depuis avril dernier. Ca a commencé après l’écoute du remix d’un de leur titre, Homecoming, par Gentlemen Drivers, qui, précisons-le au passage, est très bon, il y a de ça quelques mois. Depuis je n’ai de cesse de reprendre leur chanson: « I fucked my American cunt; I love my English romance… », « French kiss on your soft lips, french kiss you will love this… », « Streets of Paris, man it’s crazy, streets of Paris, c’est la folie! ». Hé oui ! N’ayons crainte de lever fièrement l’étendard du patriotisme, The Teenagers, bien que leur nom puisse porter à confusion, sont français ! Et quand bien même ils chantent en anglais, on les comprend du premier coup et on aime ça…
A peine sortie d’une adolescence sucrée et riche en émotion, me voilà donc déjà replongée dans ces heures insouciantes à grands coups de mélodies pop/rock électronisées. Les Teenagers, pas plus adolescents que je ne suis parisienne, nous parlent amour, filles, garçons, french kiss, sexe, espoir, désespoir, tout ce qui était de l’ordre de nos préoccupations, il n’y a pas encore si longtemps ! Tout ce qui nous trotte encore parfois dans la tête, sans doute. Les Teenagers ne se moquent pas, ils parlent franchement. Ils font en quelques sortes une rétrospective sur leur adolescence et nous délivrent leur sentiment sur ce qu’est devenu cette période ado de nos jours, comme dans Fuck Nicole.
Les paroles sont souvent, sinon bien tranchées, très réalistes. Pas de refrain mielleux, juste la réalité de ce qu’ils ont vécut ou du moins été. Déjà le premier titre, Homecoming, me fait l’effet d’un Grease qui aurait été adapté aux mœurs du 20ème siècle ; puis ça continue dans un Love No, qui sonne tellement juste dans les relations d’aujourd’hui: « I’m not in love with you, but it’s okay to stay with you. ». Et parce que l’adolescence c’est aussi les posters de tes idoles recouvrant les murs de ta chambre et cette obsession pour les moindres petits détails de leur vie, The Teenagers nous confient leur petite faiblesse dans un Starlett Johansson, aux limites de l’érotomanie.

Entre parlé et chanté, les voix sont douces et grisantes. La musique me fait parfois penser à Air, d’autre fois à The Strokes. Quoiqu’il en soit la magie opère sur moi, et je peux dire sans me tromper que l’effet est garanti, du moins sur les jeunes filles idéalistes comme moi ! Loin de moi l’idée, messieurs, de vous exclure de cette cure de jouvence. Qu’importe le sexe, on a tous été ado, non ?

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