Ca défrise, baby ?!
Hair Dry Story pourrait être la biographie d’un coiffeur, un essai sur les bienfaits ou méfaits du sèche-cheveux, ou tout bêtement l’histoire des cheveux secs by Jacques Dessange. Et pourtant Hair Dry Story n’est rien d’autre qu’un album, un regroupement de 20 titres aux sonorités pop rap, une histoire sans doute, celle de BKR surement.
BKR ? Ca ne vous dit rien ?! Rassurez-vous, il y a un an, moi non plus. Une découverte myspace de plus. Mais là où je n’ai pas à m’en sentir gênée, c’est que BKR aka un jeune homme d’une vingtaine d’année originaire de Lyon, sinon de s’affirmer comme un pur produit myspace, ne crache pas dans la soupe et accepte d’avoir fait une grande partie de son buzz grâce à la toile !
Alors pourquoi Hair Dry Story ? Moi-même je n’ai pas la réponse. Mais il semblerait que notre artiste ait une relation toute particulière au sèche-cheveux, une véritable passion pour la sensation qu’il peut procurer. Avis aux amateurs…
Avec ma culture de novice avisé, inutile de vous la jouer « c’est le nouveau prince du rap, du hip hop ou de la pop » (d’ailleurs qui étaient les précédents ?), je vais donc me contenter de vous dire ce que j’en pense. La tape commence tout bonnement avec un sample d’ABBA sur lequel BKR fait le constat de ces dernières années, de ce qui l’entourait, de ce qui l’entoure encore. Le résultat : La Musique et La Débauche, rien de joyeux dans tout ça mais une rengaine bien faite qui vous restera en tête « Ta thérapie s’appelle Hair Dry story… ». Et comme s’il avait presque envie de nous faire déprimer un peu plus, BKR enchaîne sur ses déboires amoureux dans Elle va danser ou Confessions Intimes puis les comportements à risque plus ou moins hérités dont il fait l’objet dans Héritage. Cependant, même si les textes parleront à un certain nombre d’entre nous, n’allez pas croire qu’après avoir écouté cette tape, vous vous présenterez au passage à niveau le plus près de chez vous avec en tête les idées les plus noires. A dire vrai, il est des titres comme Joue Notre Chanson en featuring avec les Québecquois d’Omnikrom au thème dirons-nous plus léger. La voix d’un Linso ou d’un Jeanbart émoustillant, une fois de plus, les plus groupies d’entre nous mesdames. Il en est de même quand BKR s’invite sur le bon son des 740 Boyz pour nous parler de ses frustrations de mâle. Il nous livre alors un excellentissime Vaisseau Fantôme en featuring avec Mastakuss et Mr2la. Impossible que ce retour en 1995 et ces « Shake that shimmy baby, shake shake shake… » qui résonnent vous laisse insensible. La musique, les prods, en général elles sont chiadées comme je les aime, si tant est que je puisse avoir un avis intéressant ! Dealant à la fois des sons rap, pop comme électro, BKR parviendra surement à satisfaire la majorité des musicaïnomanes. Au passage, remarquons également les prestations de ces messieurs Aetoms, Pierro le fou, Tyler Bany ou encore Karcel.
Attention, soyons clair, je n’aime pas tout dans cet album aux faux airs de gran bang. Mais voilà, des tracks comme Parasols, Tapinage Artistique, Sors de Mon Club ou encore Rester Sage (entre autres), sont prodigieusement accrocheuses ! Et sans forcément comprendre toutes les métaphores, sans nécessairement lire entre les lignes de BKR, on se surprend à les chantonner sous sa douche!
En résumé, BKR n’est pas de la race des premiers de la classe. Au travers de ces 20 titres, il semble vouloir nous éviter de sales moments en nous faisant partager son expérience de mauvais garçon. Le bémol, à trop insister sur sa politique « Pas de prétention (quoique), une seule ambition : faire de la musique et y prendre plaisir », l’album transpire parfois un peu trop la lucidité et le paternalisme.
Mais bon, s’il se sent comme Johnny Deep, je reste d’accord pour devenir Vanessa Paradis. Allez une adepte de plus à tuer, Monsieur BK…
-Q-

2 commentaires:
il me semble que BKR avait sorti un EP avant cet album dispo en telechargement libre quelque part sur internet. je me souviens que c'etait tres bon. hate d'ecouter l'album!
En effet, tu dois surement parler du maxi "Faux départ" sorti en 2006.
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