Dessin by Benoît Greant ©, http://www.benoitgreant.be/blog/

lundi 15 décembre 2008

… je te laisse jouer à la console toute la journée !

Je n’arrive pas à battre le boss du 12 ème level…

Il paraît que parler de Sega à un pro-Nintendo c’est un peu comme parler de l’OM à un parisien, refourguer des Kickers à une pro-Converses ou faire avaler du Pepsi-Cola en place et lieu de notre bon vieux Coca-Cola. En somme, c’est s’exposer à des risques déraisonnés. Cela dit, autant je suis relativement sensible à ces guéguerres de clubs, de marques ou de goûts, autant le choix entre Sonic et Mario Bros me laisse dans un état proche de l’indifférence totale.

Peut-être comprendrez-vous alors mieux mon manque d’enthousiaste à écouter l’EP Nintendo vs. Sega, proposé par RAC aka Remix Artist Collective, que me mettait, tous les jours, sous le nez ma bibliothèque Itunes. Mais les matinées de septembre étant ce qu’elles sont, Dieu ne s’étant pas privé d’inventer la fonction aléatoire et les concours de circonstance n’étant pas uniquement fâcheux ou malheureux, me voilà dix minutes de chiptune plus tard à chercher les raisons de mes réticences…

Peut-être était-ce le fait de n’avoir jamais fait de la console un de mes passe-temps favoris : c’est frustrant à la fin de ne jamais dépasser les 3ème ou 4ème stages !

Alors c’est sûr pour certains, l’intérêt d’écouter des remix de musique de jeux vidéos restera obscur. Je ne vous blâme point et vous comprend même. Mais pour les autres qui se hasarderont à cette écoute improbable, ils en arriveront sans doute à la même conclusion que moi : épatant. Qui eût cru que les programmateurs de jeux vidéo étaient des petits génies de la musique ?! Qui eût cru qu’un remix de la musique de Sonic Labyrinthe - zone 5 aurait pu être aussi mirifique ?!

L’idée, apparue depuis déjà plusieurs années, est avant-gardiste, vous ne me l’enlèverez pas de l’esprit ! C’est élaboré, fort musical et bien loin d’un banal 8-bit de Tétris. Bon ok ça ne mange pas de pain et ce ne sont ni les Chopin du 21ème siècle ni les nouveaux princes du raï de l’électro mais à notre époque où musique rime autant avec jingle pub que création, ils auraient tort de se priver et nous aussi !

La preuve ?! Quelques trois mois après j’en suis toujours au même point : toujours pas lassée des 4 titres de cet EP et toujours en proie à cette interrogation: le hérisson bleu vaut-il vraiment mieux que le plombier moustachu ?

Download gratuitement l'EP Nintendo vs. Sega >> ICI

Plus de RAC sur http://theremixcompany.co.uk/

-Q-

lundi 27 octobre 2008

… on se la joue néo-hippies made in Brooklyn !

Ça fait plusieurs mois, deux, peut-être trois que cet album hante mon i-pod et j’ai beau essayer je n’arrive pas à m’en dégoûter. Et quand bien même j’essaie, il y en a toujours un qui, se croyant plus malin que les autres, me sort un nouveaux remix. Alors comme à chaque fois je me replonge dans l’originel… En même temps, c’est vrai qu’il est électrifiant et « orgasmant » cet album.

Donc oui j’aime MGMT. Je fais partie de cette espèce surdéveloppée dans nos contrées. D’abord parce que je n’avais jamais pensé à abréger le mot « management » de cette façon et ensuite parce que leur album Oracular Spectacular est vraiment chouette. Plaisant à écouter, à chanter, à danser... Là vous vous dites que ce n’est pas encore sur cette chronique que je vais réussir à balancer des insanités et vous avez raison.

L’album aura fait pas mal parler de lui depuis sa sortie. Alors que certains en déplore la pauvreté musicale, pour d’autres il semblerait qu’aucun titre ne soit à jeter : du premier Time To Pretend, largement diffusé sur les ondes, au dernier Future Reflections, un peu plus absent des programmations. Et j’aurai bien du mal à me mettre dans la peau du détracteur de l’histoire. Sur moi aussi, la magie opère… Rien d’étonnant avec un titre d’album digne des meilleurs grimoires d’Harry Potter : ça ne signifie à peu près rien mais comme toute formule magique l’effet est garanti.

Néanmoins cet album n’a rien de si exceptionnel, si magique, ou si extraterrestre. Il me fait plus penser à ces artistes des sixties/seventies que mon père a pu écouter sur vinyles qu’à quelque chose de nouveau. Un bon Sonny & Cher déglacé au vinaigre Bowie. Les Rolling Stones qui se déguiseraient en Bee Gees le temps d’un album. (Ok, je sais, en ce moment je donne un peu trop dans la métaphore à deux balles.) Au final, on n’y trouve pas grand-chose de plus que ce qui nous plaisait déjà chez Arcade Fire, Sonic Youth et Sigur Ros. Mais bon voilà, je mets « play » et j’suis incapable de dire non à un Electric Feel supplémentaire, qu’importent les files à se taper pour le recevoir. Et s’il n’y avait encore que ça. Le problème est récurrent avec Kids, Pieces Of What, Handshake et le, à la fois lancinant et dynamisant, Futures Reflections qui finit de m’achever. On mettra ça sur le compte de la diversité, du mélange d’influences psychédéliques, folk hippie, disco, électro et pop dont regorge l’enregistrement.

En plus de ça, Oracular Spectacular est un album presque atemporel. A la maison, dans la voiture, au bureau, dans ton l’I-pod, il s’écoute partout : en tous lieux et tous temps, sauf en concert apparemment… Voilà le hic, la petite chose qui fait grincer des dents. Là où un live des Midnight Juggernauts, ou de Moriarty se libère des chaînes de l’album pour nous offrir du neuf, nos deux compères de MGMT se limitent à nous jouer la playlist déjà tellement écouté. Alors forcément, à la sortie, on a tendance à se dire qu’écouter l’album dans notre AX GTI aurait été tout aussi envoutant. On vous aura prévenu, après tout le monde, après que vous en ayez fait la fâcheuse expérience peut-être, mais on vous aura prévenu quand même…

Si après vos 23 écoutes hebdomadaires, vous finissez, enfin, par vous lasser d’Oracular Spectacular mais pas de MGMT, mettez-vous ou remettez-vous à leur excellent premier EP Time To Pretend. Passé un peu plus inaperçu, il contient pourtant de très bon titres : des versions plus softs des tubes Time To Pretend et Kids, et un majestueux Boogie Down!

-Q-

mardi 19 août 2008

… Je t’initie au meilleur du down under !

On ne « s’attaque » pas à des artistes dans le vent, comme à un (vieux ?) dadais dont tout le monde se fout. Il faut se renseigner, se documenter et bien entendu avoir les moyens de légitimer sa vérité contre tous les détracteurs possibles. Par exemple, à l’heure d’aujourd’hui, on ne peut balbutier avec hésitation quelques mots sur les flamboyants Midnight Juggernauts comme on pourrait le faire sur un pâlot Doc Gyneco

Alors pourquoi s’engager dans la chronique d’un Dystopia, pas toujours compris mais pourtant acclamé par la foule des gens biens ? Là, où je remplis avec brio quelques unes des compétences demandées, c’est que je peux me gausser de les avoir vu sur leur terrain, presque à domicile. Un concert sans prétention au milieu des étudiants de l’université du New South Wales à Sydney. Kicks asses ?! Yes, I know !


Si l’on est réaliste, chroniquer Dystopia c’est un peu comme essayer de savoir pourquoi les dinosaures ne sont plus de ce monde. On est sûr de rien, on a des pistes bien entendu mais tellement d’interprétations différentes. De l’autre côté, on pourrait aussi les comparer à ces ovnis que l’on redoute mais qui nous font aussi tant fantasmer. Pas vraiment sûrs de leur existence, le fait de les savoir présent, en rassure certains et en intimide d’autres très justement. Dès l’Intro, qui ferait un magnifique générique pour LOST, on perçoit ce côté fantastique.

Une écoute plus approfondie de l’album, qui aura mis quelques temps à arriver jusqu’à notre bonne vieille Europe, nous met face à une musique pop-rock aux effluves électro-disco. Bref, pas de style à proprement parler, bien que les Juggernaut’s se revendiquent avant tout comme un groupe de rock. Le rendu pourrait être décrit comme quelque chose d’entraînant et mélodique, réveillant jusqu’à ton profond intérieur… Je te surprends déjà à dodeliner, enthousiasmé par un Ending Of An Era et un Into The Galaxy. Interstellaire, sidéral, rien que la jaquette aurait pu nous donner un indice sur les sons cosmiques dont regorgerait cet album: une aurore boréale (ou australe, va savoir ?!).

Dans une ambiance finalement assez mystique et irréelle, Dystopia, c’est un peu l’album où nos frenchies de Justice donneraient dans le chant liturgique et où Jean-Michel Jarre se convertirait au rock (Worlds Converged, So Many Frequencies). Parmi les titres phares, tu retrouveras l’électrique Tombstone, que l’on appréciera encore plus que sur la mix tape de Dj Orgasmic (The Rise and Rise of Orgasmic) et l’incroyable, inévitable Shadows : « It's a story and it ain't gonna end ». Le label parisien Institubes, mécène français du trio, a d’ailleurs sorti dernièrement le maxi Shadows où l’on retrouve l’original des Juggernauts et un remix efficace de David Rubato.

Et si la vie n’a pas vu en toi un polyglotte et que tu ne captes pas un traitre mot de ce qu’ils racontent, dis-toi que même les plus bilingues d’entre nous ne parviennent pas forcément à lire entre les lignes du trio australien. Métaphores à tout va, les Midnight Juggernauts n’ont certainement pas encore révélés tous leurs secrets. On attend avec impatience les prochaines énigmes…

-Q-

samedi 9 août 2008

... je me passe en boucle LA figure incontournable de l'année!


Il est l'heure de faire place sur quelques lignes au boulimique du rap US, il est simplement impossible d'être passé à côté de ce phénomène qui depuis quatre ans nous sert sa série Tha Carter et multiplie les featurings en plus des mixtapes. De la presse spécialisé au dernier numéro de Femme Actuelle, tout le monde a suivi le buzz de Tha Carter III présenté (avant sa sortie) dores et déjà comme un classique, plaçant Lil Wayne au top. Verdict.


Avant tout il faut savoir que cet album ne s'est pas fait tout seul (« Ah bon ?! »), Lil Wayne était totalement conscient de l'attente immense de ses fans mais ce Tha Carter est celui qui marque la fin de la série il fallait donc qu'il soit à la hauteur de cette attente, raison pour laquelle l'auteur a pris son temps et a de nombreuses fois repoussé la galette, que des morceaux zappés ont fini sur mixtape et que le premier single a mis du temps à voir le jour. Mais le perfectionnisme de Weezy ne fut pas vain, l'album est riche.

L'atmosphère s'impose avec 3-Peat, un crescendo épique où Lil Wayne sort les armes et entre dans la bataille sur un hymne guerrier nous menant à l'union des deux Carter du rap US, Lil Wayne et Jay-Z, sur Mr. Carter. On notera là une légère déception d'un Jay-Z en retrait, s'imposant moins que son acolyte mais heureusement son flow reste toujours très alléchant. Weezy se faufile et s'impose sur tous les styles et se souvient du meilleur de Tha Carter premier du nom avec A Mili, morceau résolument dirty south, élevé très haut par ses basses lourdes. Mais outre les prods coup de poing « Tha President » nous montre également son talent sur des prods moins puissantes mais toute aussi lumineuses à l'image du Comfortable de Kanye West, s'accompagnant du chant envoutant du crooner Babyface, un régal pour les oreilles. Et les amoureux de ballades énergiques ne seront pas en reste avec Tie My Hands et Shoot me down, le premier titre est un hommage flambant à sa ville, la Nouvelle Orléans, détruite par l'ouragan Katrina. Le flow gorge serrée de Lil Wayne s'y marie merveilleusement bien à la voix mielleuse de Robin Thicke, faisant de ce titre une complainte élégiaque par excellence. Mais Lil Wayne ne s'arrête pas là et continue sa démonstration de rappeur universel en posant sur des prods plus jubilatoire orientées pop-bubble gum, des tubes faits pour les clubs. A l'image de Lollipop, le premier single de l'album, featuring Static Major (mort deux semaines avant la sortie de la track). Un son pop-rétro couplé à des voix vocodés illuminent cette track qui jouit d'une atmosphère enchanteresse. Titre aussitôt suivi par La la où Lil Wayne retombe en enfance sur un air sautillant, suivi par Brico et Busta Rhymes, ce dernier n'ayant pas à se forcer pour s'intégrer dans le trip à la perfection, c'est déjanté, comique, burlesque, tout ce dans quoi Busta Rhymes excelle. Ce trip drolatique est d'ailleurs parfaitement porté par Weezy qui sur Dr. Carter s'imagine en docteur soignant les rappeurs souffrant d'incapacité aiguë à briller. Lil Wayne le bienfaiteur, défenseur de la cause du rap US, nous sert là une track imagée pleine d'hilarantes trouvailles savoureuses (qui ne plaira probablement pas à tous les auditeurs du milieu ) posées avec brio sur un pur son jazzy produit par le bluffant Swizz Beatz.


Tha Carter III s'impose donc par sa variété des styles et par son auteur charismatique et intenable qu'est Lil Wayne. Il est agité et spontané mais aussi ingénieux et perfectionniste, cocktail explosif qui fait que l'on se retrouve alors avec un rap esthétique tant par les prods (toutes hautes gammes) que par les nombreux flow avec lesquels Lil Wayne nous apparaît (variant souvent dans un même morceau). On pourrait qualifier ce rap d'abstrait, passant du construit au farfelu en passant par l'extravagant et le sage modéré, ce qui ne plaira évidemment pas à tout le monde.

The « Best rapper alive » nous prouve son talent par sa créativité débordante, son génie et tout simplement ses envies. Il fait le rap qu'il aime, le rap qu'il conçoit. Alors pouvons nous parler de Tha Carter III comme d'un classique ? Modérons nos propos pour l'instant, laissons ce disque faire son chemin et rendez vous dans 10 ans.

Pour conclure on ne peut qu' encore une fois nous enthousiasmer en nous disant « heureusement que la pochette d'un disque ne reflète pas son contenu ». Comprenne qui pourra.

Gilles

lundi 4 août 2008

…je te laisse m’accompagner chez le Gynéco !

Est-ce que ça le fait ?

1997. Une gamine. Quelque part dans une classe de sixième. Et ces quelques mots à la bouche : « Comme beaucoup de filles, tu rêves d’être Brenda, d’avoir ton Dylan et d’insulter ton papa… ». On a tous un jour ou l’autre chanté cette chanson, nous exhortant d’aller voir le docteur. Bon nombre d’entre nous, moi la première, n’étaient pas insensible au charme du fameux Docteur du Secteur Ä si ce n’était pas de son chaud lapin d’acolyte Stomy Bugsy.

Première Consultation aura donc été l’album de mes 11 ans et Doc Gyneco, le premier à m’avoir attirée dans l’antre du « rap ». Bien souvent je ne comprenais pas ce qu’il disait et il est évident que le sens de la majorité de ses métaphores, plus ou moins graveleuses, m’échappait. A vrai dire Beregovoy et Senna ne faisaient pas partie des gens auxquels je m’intéressais, je n’étais pas Une Fille Du Moove et bien loin encore d’être une familière des sapes serrées de Morgan ou Kookaï, des sucre d’orge ou autres gâteries. Et pourtant, je m’appliquais dans un effort d’apprentissage intense et régulier.

14 titres, 14 succès ? Pas loin. Comment départager un Né Ici et sa saveur sucrée des îles, d’un Vanessa tout aussi chaud ? Et un Passement De Jambes d’un No Se Vende La Calle ??! Il avait la verve vive et libérée le Doc Gyneco : des tass-pé à foison, des spéculums en veux-tu en voilà et bien entendu du sexe en open bar… Ca ne l’empêchait pas d’être, avant tout et surtout, un lover ! Car finalement Vanessa et Ma Salope à Moi ne sont-elles pas finalement deux belles déclarations d’amour à la sauce Ministère A.M.E.R. ? Et bien qu’on puisse résumer cet album aux filles, le Doc n’en oublie pas moins d’aborder des sujets dirons-nous plus « graves » : une « avant-notoriété » pas toujours rose, une célébrité pas toujours assumée, un ras-le-bol de vivre, toujours avec un flow nonchalant mais néanmoins percutant et une certaine dose d’humour. Quand un Nirvana, nous laisse entrevoir les faiblesses du porte-parole, commis d’office, de la fumette, Tel Père, Tel Fils revient sur l’absence d’un père pas forcément bien digéré.

Je sais bien que je me risque là dans le rôle de l’avocat dont le client est pourtant, aux yeux de tous, coupable. Mais bon, quelques soient les nouveaux engagements de son auteur, ses déboires dans les magazines, Première Consultation, fait incontestablement partie de ses albums qui ont marqué ma jeunesse (votre jeunesse ?). Je peux l’écouter encore maintenant, quelques onze ans après, et me surprendre à connaître la totalité des textes. Oserai-je, les yeux baissés, balancer un «qui dit mieux?»…

-Q-

vendredi 18 juillet 2008

...on part en vacance à Walnut Grove !

Ca aurait pu être destination Oak Grove ou Palm Grove à défaut de ma bien aimée Palm Beach australienne… Mais non, cet été nous retournerons à Walnut Grove. Voilà plusieurs années que nous n’avons pas rendu visite à notre cher ami Charles ! Pas d’inquiétude, son altruisme légendaire ne saurait nous en tenir rigueur !!

Une fois n’est pas coutume, c’est l’été, il fait plus ou moins beau dehors, il doit être aux alentours de 11h30, je viens de me lever et je suis devant la télévision, zappant et zappant encore… Qui aurait cru qu’avoir la TNT aurait été aussi crevant « phalangiquement » parlant ?! Bref, après quelques tours du paysage audiovisuel, je l’entends ! J’entends cette petite mélodie délicieusement familière : « laaaaaa la la la laaa la lalalaaaaaa ». J’aperçois Laura dévalant gaiement cette colline herbagée, suivi de Marie et enfin Carrie, m’arrachant une fois de plus un rire enthousiaste, grâce à l’une de ses 2300 chutes !! Hé oui… La famille Ingalls, the Ingalls’ family, dans la Petite Maison dans la Prairie, in the Little House on the Prairie.

Michael Landon, réalisateur et accessoirement le fameux Charles Ingalls, a vraiment tout compris avec cette série ! Tout le monde y trouve son compte : vice, amour, enfants, pauvreté, richesse, rêve, sport, commerce, suspens… A quoi bon nos Experts, Lost ou Desperate Housewives contemporains ?! Avec la Petite Maison dans la Prairie, tout le monde peut s’identifier à un personnage. Tu te sens l’âme d’un altruiste, d’un juste, d’un père de famille équilibré et équilibrant ? Tu es Charles. Plutôt traditionnaliste, gentille, courageuse et dévouée mais ne te laissant pas avoir, « une douzaine d’œufs c’est une douzaine d’œufs… », alors tu es plus Caroline. De nature matérialiste, vantarde, sans oublier un soupçon de générosité caché sous des tonnes de vice, la vie a vu en toi une Hariett Oleson. La même avec un peu plus de prétention, de méchanceté et une capacité évidente à obtenir les faveurs des hommes en leur offrant sucre d’orge et sucreries ? Bonne pioche, tu es Nelly Oleson ! Est-il nécessaire de continuer… ?

Vas-y, défoule-toi, tu peux dire ce que tu veux, que c’est horriblement niais, cul-cul la praline, moralisateur ou dépassé mais tu te trompes et tu le sais ! La Petite Maison dans la Prairie c’est beau, c’est gentil, c’est réconfortant comme un pot de Haägen-Dazs que tu finirais en entier sans les kilos superflus, c’est comme jouer au solitaire sur ton pc, c’est chiant à mourir mais tu te laisses prendre au jeu…

Allez sérieusement, n’est-ce pas magique ?? La Petite Maison dans la Prairie est de retour, et ce pour tout l’été ! Sortez battes de base ball, tabliers, chevaux et chariots en tout genre, cet été, on va tâter de la Nelly Oleson !!

-Q-

dimanche 22 juin 2008

… je refais de toi un adolescent !

Take your pen, write it down: “I LOVE THE TEENAGERS”

La dernière fois où j’ai été si accro à quelque chose, ce devait être quand je suis tombée amoureuse du bad guy de ma classe de 5ème A. Ou peut-être était-ce quand je me suis inscrite à facebook ? Haha ! Bref, le fait est que je ne me lasse pas d’écouter ce trio de Teenagers et leur album Reality Check depuis avril dernier. Ca a commencé après l’écoute du remix d’un de leur titre, Homecoming, par Gentlemen Drivers, qui, précisons-le au passage, est très bon, il y a de ça quelques mois. Depuis je n’ai de cesse de reprendre leur chanson: « I fucked my American cunt; I love my English romance… », « French kiss on your soft lips, french kiss you will love this… », « Streets of Paris, man it’s crazy, streets of Paris, c’est la folie! ». Hé oui ! N’ayons crainte de lever fièrement l’étendard du patriotisme, The Teenagers, bien que leur nom puisse porter à confusion, sont français ! Et quand bien même ils chantent en anglais, on les comprend du premier coup et on aime ça…


A peine sortie d’une adolescence sucrée et riche en émotion, me voilà donc déjà replongée dans ces heures insouciantes à grands coups de mélodies pop/rock électronisées. Les Teenagers, pas plus adolescents que je ne suis parisienne, nous parlent amour, filles, garçons, french kiss, sexe, espoir, désespoir, tout ce qui était de l’ordre de nos préoccupations, il n’y a pas encore si longtemps ! Tout ce qui nous trotte encore parfois dans la tête, sans doute. Les Teenagers ne se moquent pas, ils parlent franchement. Ils font en quelques sortes une rétrospective sur leur adolescence et nous délivrent leur sentiment sur ce qu’est devenu cette période ado de nos jours, comme dans Fuck Nicole.


Les paroles sont souvent, sinon bien tranchées, très réalistes. Pas de refrain mielleux, juste la réalité de ce qu’ils ont vécut ou du moins été. Déjà le premier titre, Homecoming, me fait l’effet d’un Grease qui aurait été adapté aux mœurs du 20ème siècle ; puis ça continue dans un Love No, qui sonne tellement juste dans les relations d’aujourd’hui: « I’m not in love with you, but it’s okay to stay with you. ». Et parce que l’adolescence c’est aussi les posters de tes idoles recouvrant les murs de ta chambre et cette obsession pour les moindres petits détails de leur vie, The Teenagers nous confient leur petite faiblesse dans un Starlett Johansson, aux limites de l’érotomanie.


Entre parlé et chanté, les voix sont douces et grisantes. La musique me fait parfois penser à Air, d’autre fois à The Strokes. Quoiqu’il en soit la magie opère sur moi, et je peux dire sans me tromper que l’effet est garanti, du moins sur les jeunes filles idéalistes comme moi ! Loin de moi l’idée, messieurs, de vous exclure de cette cure de jouvence. Qu’importe le sexe, on a tous été ado, non ?

-Q-