On ne « s’attaque » pas à des artistes dans le vent, comme à un (vieux ?) dadais dont tout le monde se fout. Il faut se renseigner, se documenter et bien entendu avoir les moyens de légitimer sa vérité contre tous les détracteurs possibles. Par exemple, à l’heure d’aujourd’hui, on ne peut balbutier avec hésitation quelques mots sur les flamboyants Midnight Juggernauts comme on pourrait le faire sur un pâlot Doc Gyneco…
Alors pourquoi s’engager dans la chronique d’un Dystopia, pas toujours compris mais pourtant acclamé par la foule des gens biens ? Là, où je remplis avec brio quelques unes des compétences demandées, c’est que je peux me gausser de les avoir vu sur leur terrain, presque à domicile. Un concert sans prétention au milieu des étudiants de l’université du New South Wales à Sydney. Kicks asses ?! Yes, I know !
Si l’on est réaliste, chroniquer Dystopia c’est un peu comme essayer de savoir pourquoi les dinosaures ne sont plus de ce monde. On est sûr de rien, on a des pistes bien entendu mais tellement d’interprétations différentes. De l’autre côté, on pourrait aussi les comparer à ces ovnis que l’on redoute mais qui nous font aussi tant fantasmer. Pas vraiment sûrs de leur existence, le fait de les savoir présent, en rassure certains et en intimide d’autres très justement. Dès l’Intro, qui ferait un magnifique générique pour LOST, on perçoit ce côté fantastique.
Une écoute plus approfondie de l’album, qui aura mis quelques temps à arriver jusqu’à notre bonne vieille Europe, nous met face à une musique pop-rock aux effluves électro-disco. Bref, pas de style à proprement parler, bien que les Juggernaut’s se revendiquent avant tout comme un groupe de rock. Le rendu pourrait être décrit comme quelque chose d’entraînant et mélodique, réveillant jusqu’à ton profond intérieur… Je te surprends déjà à dodeliner, enthousiasmé par un Ending Of An Era et un Into The Galaxy. Interstellaire, sidéral, rien que la jaquette aurait pu nous donner un indice sur les sons cosmiques dont regorgerait cet album: une aurore boréale (ou australe, va savoir ?!).
Dans une ambiance finalement assez mystique et irréelle, Dystopia, c’est un peu l’album où nos frenchies de Justice donneraient dans le chant liturgique et où Jean-Michel Jarre se convertirait au rock (Worlds Converged, So Many Frequencies). Parmi les titres phares, tu retrouveras l’électrique Tombstone, que l’on appréciera encore plus que sur la mix tape de Dj Orgasmic (The Rise and Rise of Orgasmic) et l’incroyable, inévitable Shadows : « It's a story and it ain't gonna end ». Le label parisien Institubes, mécène français du trio, a d’ailleurs sorti dernièrement le maxi Shadows où l’on retrouve l’original des Juggernauts et un remix efficace de David Rubato.
Et si la vie n’a pas vu en toi un polyglotte et que tu ne captes pas un traitre mot de ce qu’ils racontent, dis-toi que même les plus bilingues d’entre nous ne parviennent pas forcément à lire entre les lignes du trio australien. Métaphores à tout va, les Midnight Juggernauts n’ont certainement pas encore révélés tous leurs secrets. On attend avec impatience les prochaines énigmes…
-Q-


1 commentaire:
l'intro comme generique de Lost. bien vu.
moi j'y retrouve un peu de David Bowie la dedans. je sais plus dans quel fanzine a la con je lisais: "David Bowie qui aurait pris la navette des Daft Punk jusqu'a la planete Justice". mais bon les comparaisons de ce genre c'est comme les smileys, c'est nul a chier mais t'es oblige d'en utiliser pour que les gens comprennent l'intonation de ton article.
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